Stéphane Pauvret

Né en 1971 à Mulhouse. Vit à Nantes.Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, Stéphane Pauvret est également titulaire d’un DPEA en scénographie de l’École d’Architecture de Nantes.Originaire de l’Est de la France, Stéphane Pauvret fait partie d’une génération dont le travail est marqué par l’échange permanent avec d’autres artistes : metteurs en scène, chorégraphes, plasticiens…

En 1998, il débute comme scénographe à Strasbourg pour le festival de musiques contemporaines Musica et la chaîne culturelle Arte. Collaborateur régulier au théâtre Le Maillon, Scène européenne de Strasbourg, il rencontre le metteur en scène Roméo Castellucci qu’il assiste en Italie pendant l’hiver 1999, pour la création de Genesi.

Le même théâtre l’invite à collaborer avec Bérangère Jannelle, jeune metteur en scène, avec qui il entame une longue complicité artistique : Le Décaméron, spectacle déambulatoire inscrit fortement dans chaque ville qui l’emporte dans son sillon, jusqu’à Paris. Puis s’enchaînent Robinson en 2001 et O adversario, qui les conduira à plusieurs reprises au Brésil.

Dans un même temps, soucieux de développer un travail de plasticien, il est reçu au Post-diplôme international de l’École des Beaux-Arts de Nantes où il s’installe. Soutenu pour l’ensemble de son travail, il reçoit en 2004 le Prix des Arts plastiques de la Ville de Nantes. Depuis il s’implique dans des pratiques multiples comme documentariste, photographe, programmateur au cinéma, avec un usage constant de techniques et réflexions empruntées à l’expérience de la scène. Jusqu’à la récente réalisation avec Bérangère Jannelle d’un film documentaire long-métrage, Sans-Terre, tourné dans l’état de São Paolo avec une troupe de théâtre.
L’année 2008 il présente sa première exposition personnelle au Frac des Pays de la Loire, suivie d’une publication monographique. 2009 sera celle de sa première scénographie d’Opéra avec La Périchole à l’Opéra de Lille dans une mise en scène de Bérangère Jannelle.
Ses scénographies les plus récentes sont pour Bérangère Jannelle : Amphitryon au Théâtre de la Ville, Une soirée chez les Fox au Théâtre de Brétigny, Amor ! ou les Cids de Corneille au Théâtre de l’Ouest Parisien. Pour Éléonore Weber : Tu supposes un coin d’herbe au TNB à Rennes, Rendre une vie vivable n’a rien d’une question vaine au Festival d’Avignon. Pour Hela Fattoumi et Eric Lamoureux : Manta, Just to dance, Mille départs de muscles au Centre Chorégraphique National de Caen. Et une collaboration régulière avec Christophe Wavelet pour les scénographies d’accueil du LIFE à Saint Nazaire.
Ses dernières expositions sont : Frisbee à L’atelier à Nantes – Historias conectadas au Musée d’art contemporain de Recife (Brésil) – Real(ity) cuts au MACBA de Barcelone (Espagne) – Peripheral Vision and Collective Body au Musée d’art contemporain de Bolzano (Italie), Plus général en particulier au Frac des Pays de la Loire à Nantes.

Jean-Damien Ratel

Après une formation de monteur image et son, Jean-Damien Ratel intègre l’Ecole nationale supérieure du Théâtre National de Strasbourg (1993-1995).
Il y rencontre alors Jean-Yves Ruf avec qui il élabore la partition sonore du premier spectacle de la compagnie Chat borgne Théâtre : Savent-ils souffrir ? Il poursuivra sa collaboration à d’autres créations collective où le travail d’écriture sonore est prédominant : Erwan et les oiseaux, Par les cornes, Silures. Il réalisera aussi les créations sonores des autres spectacles de la compagnie de Jean-Yves Ruf : La Panne, Mesure pour mesure, Passion selon Jean, Comme il vous plaira.
Au théâtre, il travaillera aussi avec Jean Boillot (Les Métamorphoses – Air-, Notre avare, Le balcon, Rien pour Pehuajo, Le Décaméron), Bernard Levy (Juste la fin du monde, Un cœur attaché sous la lune ), Bertrand Bossard (Gagarin way, Toute gueule raisonnable, Mon île déserte…), Enzo Cormann ( La révolte des anges).
Il travaille régulièrement avec Jean-Louis Martinelli (Une maison de Poupée, Les fiancés de Loches, Détails, Kliniken, La République de Mek Ouyes) et Bérangère Jannelle (Amphitryon, Aïax).
Dernièrement, il a collaboré aux créations d’Yves Beaunesne (Lorenzaccio) et de Richard Brunel (J’ai la Femme dans le sang).
D’autre part il crée les univers sonores de la compagnie de cirque Moglice von Verx (Dans la gueule du Ciel, Une jambe n’est pas une aile, Croc, I look up, I look down…)
Il poursuit par ailleurs son travail pour le cinéma avec le réalisateur S. Louis : Nourrir l’animal, Ensuite ils ont vieilli, La chambrée.
Jean-Damien Ratel s’attache à établir un lien sensible entre le comédien, l’espace et la dramaturgie. La partition sonore qu’il modèle tente à s’inscrire dans la musicalité du texte, le mouvement des comédiens, danseurs ou acrobates. Il conçoit alors une écriture sonore vivante qui soit non seulement accompagnement, mais aussi contamination réciproque.

Olivier Dubois

Chorégraphe et interprète né en 1972.
Olivier Dubois crée en 1999 son premier solo
Under cover.
En 2005, il crée avec Christine Corday le duo
Féroces pour le théâtre de l’Esplanade à Saint-Etienne.
La SACD et le Festival d’Avignon lui proposent en 2006, de créer une pièce dans le cadre du Sujet à vif,
Pour tout l’or du monde.
Il crée en 2006 et 2007 les deux premiers volets du projet BDanse :
En Sourdine et Peter Pan.Il enseigne et dirige également de nombreux workshops au sein de compagnies et d’écoles à l’étranger : Opéra National de Vienne, Ecole Nationale d’Athènes, Opéra National du Caire, Troubleyn/Jan Fabre, Ballet Preljocaj…
En juin 2007, il a reçu le prix spécial du jury décerné par le Syndicat professionnel de la critique (théâtre, musique et danse) pour son parcours d’interprète et la création
Pour tout l’or du monde.
Il crée
Faune(s) autour de la pièce de Nijinski, L’Après-midi d’un faune, au Festival d’Avignon en juillet 2008 et est lauréat la même année du 1er prix Jardin d’Europe à Vienne. En 2009, il signe la chorégraphie de La Périchole d’Offenbach à l’Opéra de Lille dans une mise en scène de Bérangère Jannelle. La Périchole sera repris à l’Opéra de Nantes en décembre 2009 puis l’Opéra de Rennes et l’Opéra d’Angers en janvier 2010. Il collabore à la mise en scène de Vivre dans le feu avec Bérangère Jannelle, créé en janvier 2011 à Lorient.
Il présente en octobre 2009 une exposition, L’interprète dévisagé, pendant un mois au Centre National de la Danse à Pantin qui sera présentée en janvier 2010 au Centre National de la Danse à Lyon.

En novembre 2009, Révolution est créé dans le cadre des Inaccoutumés à la Ménagerie de Verre à Paris puis est présenté en janvier 2010 au studio-théâtre à Nantes dans le cadre des BIS et actuellement en tournée en France.

En avril 2010, Призрак (Spectre), une création pour les Ballets de Monte-Carlo à partir du Spectre de la rose, est présentée suite à un travail avec les Ballets de Monte Carlo.
L’homme de l’Atlantique, nouvelle création autour de Frank Sinatra, a vu le jour à la Biennale de Lyon en septembre 2010.

Olivier Dubois interprète un nouveau solo, Rouge, depuis sa création le 1er décembre 2011.

Il a également mené une création avec 120 amateurs au Prisme d’Elancourt intitulé Envers et face à tous en mai 2011.

En octobre 2011, le magazine Dance Europe a inscrit Olivier Dubois parmi les cent meilleurs danseurs du monde et il obtient le diplôme d’Etat de professeur de danse en 2012.

Sa prochaine création, Tragédie, pour 18 danseurs, aura lieu au Festival d’Avignon en juillet 2012.

 

Christian Dubet

Après avoir grandi au pied du phare du Créac’h où son père était maître de phare, Christian Dubet a lui-même pratiqué le métier de gardien de phare avant d’éclairer les scènes de théâtre, de danse etc… Depuis 1994, il ne cesse d’enchaîner les créations lumières dans de multiples domaines.

En danse contemporaine, il a notamment réalisé les lumières de François Verret de 1994 à 2008 et a également  travaillé avec Francesca Lattuada, Dorothée Munyaneza…

Autour des arts du Cirque il travaille avec des structures comme le Centre national des Arts du Cirque à Chalons en Champagne, et le Centre Régional des Arts du Cirque de Cherbourg ; il collabore également avec des artistes comme le trampoliniste Mathurin Bolze,Cie MPTA.

Au théâtre, ses lumières rencontrent des metteurs en scène tels que Jean-Yves Ruf,  Melanie Leray, Hervé Pierre, Thierry Roisin, Jean-Pierre Larroche, Nicolas Klotz, Marc François, Robert Cantarella, Pierre Meunier etc… mais on le retrouve aussi à l’opéra avec notamment Berangère Jannelle, Olivier Py, Anne Azema, Jacques Rebotier ou sur des ballets avec Carlotta Ikeda ainsi que dans le domaine de la musique contemporaine où il croise les projets de compositeurs comme Gualtiero Dazzi, Cecile le Prado, Alain Mahé et Jean-Pierre Drouet. Il éclaire un certain nombre de concerts de Fred Frith, Louis Sclavis, Florent Jodelet, l’ensemble Ars nova etc…

Hormis le spectacle vivant, Christian Dubet a réalisé un certain nombre d’installations, seul ou associé à des artistes et plasticiens (Claudia Triozzi, Béatrice Carraciollo…). Il a également éclairé plusieurs expositions (Grande halle de la Villette, Château de la Roche Jagu, Parc d’Armorique…). En 2003, il a mis au point avec le plasticien belge Vincent Fortemps, un procédé permettant la création d’images animées en temps réel, la Cinémécanique. Ensemble, et associés au compositeur Alain Mahé et au vidéaste Gaëtan Besnard, ils créent en 2004 une compagnie du même nom et exploitent et développent ce dispositif original.

En architecture, Christian Dubet a participé à plusieurs projets notamment de réhabilitation en structure scénique comme les Laboratoires d’Aubervilliers, ou de mise en valeur patrimoniale comme à l’Abbaye de Releg.

Enfin, il intervient aussi régulièrement sur des stages et formations pédagogiques dans diverses structures liées à l’enseignement de pratiques artistiques.

Alban Ho Van

Après une formation à l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg de 2005 à 2007, Alban Ho Van intègre le Théâtre National de Strasbourg, en participant notamment aux projets Une Nuit Arabe de  Roland Schimmelpfennig, mis en scène par Charlotte Lagrange, et Funérailles d’Hiver de Hanokh Levin, dans une mise en scène de Maëlle Poésy.

Il collabore avec Galin Stoev et imagine la scénographie de plusieurs de ses spectacles, comme Liliom de Ferenc Molnar en 2014 ou Tartuffe, présenté à la Comédie-Française. En 2013, il s’occupe de la scénographie et des costumes du spectacle Purgatoire à Ingolstadt de Marieluise Fleisser, mis en scène par Maëlle Poésy. Il est également l’auteur de la scénographie du spectacle Nouveau Roman, de Christophe Honoré, présenté au Festival In d’Avignon, pour qui il va travailler comme second assistant décorateur sur son film Les Bien-Aimés. Il collabore également comme assistant décorateur pour le film Tous les Soleils de Philippe Claudel.